Lettre nucléaire n° 35

Le Grenelle de l’environnement 

 

Les six groupes de travail (climat et énergie, biodiversité, santé, agriculture, politique de l’environnement, compétitivité économique) du Grenelle de l’environnement constitués au début de cet été 2007 ont fourni leurs premiers résultats sous la forme de plusieurs centaines de propositions qui feront l’objet d’une consultation publique avant une décision gouvernementale attendue à la fin octobre 2007.

 

En ce qui concerne la maîtrise de l’énergie, les mesures phares concernent principalement les transports. Il a ainsi été proposé de réduire la vitesse des automobiles à 120 km/h sur autoroute et 80 km sur route, afin de réduire sensiblement les émissions de CO2. L’introduction d’une « écopastille » favorisera les véhicules les plus propres mais un malus pénalisera les plus polluants.

 

La réduction de la vitesse de 10 km/h sur route et autoroute, prônée par le groupe de travail sur le climat, pose problème.

En effet, si les transports sont responsables du quart des gaz à effets de serre dégagés à l’atmosphère, les mesures envisagées sont répressives et se heurtent à l’acceptation sociale.

En outre, elles ne règleront pas le problème de la pollution due aux transports.

En effet, une voiture consomme en moyenne 14 tonnes d’essence au cours de son existence, évaluée à 10 ans, ce qui correspond à une émission dans l’atmosphère d’environ 40 tonnes de dioxyde de carbone.

Les seules mesures efficaces consistent à regarder dans le plus long terme et à se tourner résolument vers les voitures d’avenir prenant en compte l’épuisement annoncé des réserves d’hydrocarbure. Il s’agit des voitures électriques, hybrides et, à l’horizon 2020, des voitures à piles à combustible.

Dans le même temps, on doit poursuivre le développement de moteurs moins énergivores, sans pour autant taxer les moteurs les moins propres (nouvelle atteinte à la liberté individuelle). Il ne faut pas pénaliser l’automobiliste, mais inciter le constructeur à évoluer vers la voiture propre.

Enfin, les solutions de type biocarburant, GPL ou GNV ne sont que des rustines conjoncturelles.

 

Le recours aux ampoules basse énergie relève du même esprit que la limitation de vitesse car il vise à imposer de façon totalitaire une mauvaise solution : ces ampoules fonctionnent en effet à la vapeur de mercure, élément particulièrement toxique et les ondes électromagnétiques générées pourraient être nuisibles à la santé. Elles sont en outre chères, la lumière émise est blafarde et leur éclairage n’est pas instantané.

En revanche, l’ampoule à incandescence a des qualités de confort, de prix  et de propreté. Sa chaleur dégagée n’est pas forcément un inconvénient car elle est généralement allumée la nuit, lorsque la température ambiante a chuté. Elle contribue alors au confort domestique en jouant le rôle de convecteur électrique.

 

Le Grenelle de l’environnement (groupe 1) démarre donc mal, en proposant des solutions bricolées tout en occultant les problématiques principales liées, nous l’avons vu, à la pénétration des voitures du futur pour ce qui concerne les transports et, d’une manière générale, au rôle primordial de l’énergie nucléaire dans le paysage énergétique de demain.

BWM Conseil
Section Communication
bmwconseil@nucleaire.net

 

 

 

Pour approfondir, lire les ouvrages de Bernard Wiesenfeld :

-          L’atome Écologique (1998)

-          L’Énergie en 2050 (2006)

-          De l’Énergie en général au Nucléaire en particulier (2007, à paraître)

Editions EDP Sciences ( customers@edpsciences.com ).

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